LE JOUR DU VAUDOU, FÊTE NATIONALE AU BENIN

Par le 20 janvier 2016 dans news
Le culte du vaudou est né dans le sud du Bénin. Il s'est répandu à travers le pays et le reste du monde notamment du temps de la traite des esclaves. Aujourd'hui, la tradition se perpétue, célébrée au mois de janvier.

Au Bénin, les croyances animistes guident les gestes du quotidien en s'appuyant sur les forces de la nature - l'air, la terre, l'eau et le feu - et le culte des ancêtres de l'ancien royaume du Danhomè (actuel sud-ouest du Bénin).  Ce pays compte 17% d’animistes[1].S’il a été interdit dans les années 1970 sous le régime marxiste de Mathieu Kérékou, aujourd'hui, le culte vaudou a son jour férié[2], de plus en plus célébré.

 

Qu’est-ce que le vaudou (ou vodoun) ?

Si l’on en croit les chants des adeptes évoquant les divinités, « Le Vodoun est l’ensemble des forces positives en équilibre dynamique que sont : le feu, l’air et l’eau », « Le Vodoun est une croyance et pratique qui unit une même communauté morale », « Le Vodoun est une religion de tolérance, d’amour et de pardon » …

Ces rites consistent notamment à entrer en relation avec un ensemble de dieux. Le panthéon vaudou serait composé de dieux, abstraits, puissances de la nature[3].

Le vodoun signifie en langue fon : « Ce qu’on ne peut élucider, la puissance efficace ». Il s’incarne en deux principes, masculin et féminin : Mawu et Lissa. Selon la légende[4], Mawu et Lissa ont eu quatorze enfants dotés de pouvoirs surnaturels dont : Chango, le dieu du tonnerre, Nana Bouloukou, la déesse de la terre, de la nuit et ses mystères, Mami Wata[5], divinité des eaux...

Ouidah, berceau du vaudou

"Née au Bénin avant d’essaimer au Brésil et aux Antilles dans le sillage de la traite des esclaves, cette religion retrouve une nouvelle vie, en pleine lumière, dans son pays natal"[6].

Ouidah est la cité historique des Pédah (peuple autochtone), mais aussi des derniers descendants d’esclaves revenus il y a plus de deux siècles, après s’être affranchis[7]. Cette ville était l’un des ports négriers qui a vu partir de ses plages un million d’hommes, de femmes et d’enfants.

C’est en empruntant la route des Pêches, une piste de sable partant du sud de Cotonou et longeant les plages de la côte, que l’on rejoint Ouidah. Au bout de la route des Pêches se dresse la porte du Non-Retour. Ce monument marque le lieu où les esclaves étaient embarqués vers les Amériques. La route des Esclaves relie le centre-ville au bord de mer. Elle montre les étapes qu'empruntèrent les personnes déportées pour le commerce triangulaire. 

Qu’ils viennent du Bénin, des Antilles, du Brésil,… des milliers de pèlerins (des adeptes appelés vodounsi) se rendent chaque année à Ouidah pour célébrer les divinités du panthéon vaudou, le 10 janvier.

 

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[1] « Au Bénin, le Vaudou reste à la fête », Journal Le Monde, 09/01/2015

[2] « Sur les rivages du Bénin, à la rencontre du vaudou », Blog Le Monde, Carnets d’Afrique, 23/02/2012

[3]  « Bénin : célébration de la fête nationale du Vaudou », Béniniscopie, 11/01/2014

[4] « Le Bénin célèbre la fête du Vodoun », Afrik, 12/01/2014 

[5] « Le 10 janvier, jour de fête nationale du vaudou au Bénin », RFI - Reportage Afrique, 12/01/2014 

[6] « Bénin Le jour du vaudou », Journal Libération, 06/01/2012 

[7] « Au Bénin, le Vaudou reste à la fête », Journal Le Monde, 09/01/2015 

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