France Dimanche - Juin 2016

France Dimanche - Juin 2016

Les voyages solidaires de Double Sens dans France Dimanche, en kiosque ! (pp. 32-33)

Avec l'intervention d'Aurélien Seux, co-fondateur de Double Sens, et un témoignage d'Alexandra, voyageuse partie en mission solidaire en Equateur.


 

'Paroles d'expert' 

”Le tourisme solidaire est en plein essor : chez Double Sens, l’activité a progressé de 30 % entre 2015 et 2016 ! La majorité de nos clients cherchent avant tout à donner du sens à leur temps libre. Aucune compétence particulière ne leur est demandée : leur volonté d’aider suffit.”

Aurélien SEUX, cofondateur et gérant de Double Sens, organisateur de voyages solidaires en Afrique, Asie et Amérique du Sud.

 

Alexandra, 40 ans, Hyères (Var) : “Je suis allée vivre dans un village en Équateur”

"Aider les gens est dans ma nature. Il y a quelques mois, j’ai donc décidé de partir pour des vacances solidaires, grâce à un organisme spécialisé [Double Sens] implanté en Équateur. Avec ma mère et mon frère, nous avons rejoint une communauté 
de femmes vivant au coeur des Andes. Le voyage était assez coûteux, mais nous en avions tellement envie ! Et là-bas, quel choc : les femmes vivaient dans des conditions très dures, souvent sans compagnon, subsistant difficilement en élevant un peu de bétail, cultivant de maigres potagers, ou fabriquant des chapeaux et des boîtes en paille. 

Pendant notre séjour, nous les avons donc aidées à récolter leur orge, à traire leurs vaches, à faire du fromage et même à repeindre une partie de leur école. Et pour leurs enfants, nous avons organisé des ateliers d’écriture et de dessin. Des activités qui nous ont épuisés, mais rendus si heureux parce que nous nous sentions utiles. 

J’ai aussi noué une amitié forte avec l’une de ces femmes : Angelita. Nous avons tellement rigolé en tondant ses moutons 
que nous sommes devenues très complices ! Elle n’arrivait d’ailleurs pas à croire que, dans un pays aussi riche que la France, les femmes travaillaient aussi ! 

Nous avons été si tristes de nous quitter ! Et, à notre retour, après avoir vécu une semaine dans des conditions si dures, j’ai eu du mal à supporter nos habitudes de gaspiller et de nous plaindre, alors que nous vivons dans l’opulence et le confort. J’en suis tellement consciente que j’ai dorénavant appris à me contenter de ce que la vie me donne, pour vivre plus 
sereine et heureuse… »