QU’EST-CE QUE LE TOURISME DURABLE ?

Par le 19 novembre 2015 dans news
« Tourisme social », « tourisme éthique », « tourisme solidaire »… toutes ces expressions renvoient à une nouvelle forme de voyage. Le principe : parcourir un lieu autre que celui où l'on vit habituellement, non seulement pour son plaisir, mais également dans l’intention de comprendre en profondeur la culture de l’autre et de la respecter.

« Les acteurs du tourisme et les touristes eux-mêmes se doivent de porter attention aux traditions ou aux pratiques sociales et culturelles de tous les peuples ». Ce principe est inscrit dans la Charte mondiale du tourisme durable[1].

 

Donner au tourisme un visage humain

« Tourisme social », « tourisme éthique », « tourisme solidaire »… toutes ces expressions renvoient à une nouvelle forme de voyage. Le principe : parcourir un lieu autre que celui où l'on vit habituellement, non seulement pour son plaisir, mais également dans l’intention de comprendre en profondeur la culture de l’autre et de la respecter.

Cette prise en compte de la nécessité d’évoluer vers des méthodes alternatives pour « voyager intelligemment » n’est pas récente.

 

LES DIX PRINCIPES DU TOURISME ETHIQUE

En 1999, tous les Etats du monde se sont mis d’accord autour de valeurs communes, qui ont été transposées au sein d’un Code mondial d’éthique du tourisme[2].

Dix principes y sont solennellement consacrés :

- la compréhension et le respect mutuels entre hommes et sociétés ;

- l’épanouissement individuel et collectif ;

- le tourisme doit être facteur de développement durable ;

- le tourisme doit contribuer à l’enrichissement du patrimoine culturel de l’humanité ;

- les activités sont bénéfiques pour les pays et communautés d’accueil ;

- tous les acteurs du tourisme (professionnels du tourisme, ministères du tourisme, les touristes eux-mêmes, …) doivent s’impliquer dans une démarche éthique ;

- développer un « droit au tourisme », c’est-à-dire renforcer l’accès aux richesses (naturelles ou culturelles) de la planète ;

- la liberté de voyager, de se déplacer ;

- la protection des travailleurs du milieu touristique ;

- faciliter la mise en œuvre de ces principes.

 

Ces « règles d’or » ont été adoptées au niveau international.

Mais en pratique, quels moyens concrets permettent, à l’échelle d’individus, de respecter ces valeurs ?

 

DONNER DU SENS AUX VOYAGES

Il est possible de maximiser les effets bénéfiques du tourisme tout en limitant à un minimum toute incidence potentiellement négative sur l’environnement, le patrimoine culturel et les sociétés partout dans le monde.

 

D’un « voyage humanitaire » à un « voyage humain »

Tout le monde peut participer à un voyage porteur de valeurs. Il ne s’agit pas forcément de partir en voyage humanitaire dans le but de venir en aide des populations locales[3]. L’aide humanitaire est une aide d'urgence et ponctuelle mise en place lors d'une situation de crise exceptionnelle[4]. Dès lors, un voyage humanitaire requiert un certain degré de compétence et d’expertise (connaissance du terrain, compétences en matière médicale, en logistique…). A contrario, un « voyage humain », « solidaire », consiste à contribuer, en agissant de manière responsable, au développement local : le développement économique et social (dû aux revenus de l’activité touristique, partagés équitablement) et le développement culturel (dû à la rencontre et aux échanges entre deux cultures : celle de l’hôte et celle du voyageur).

Dès lors, il semble de plus en plus inconcevable de partir se prélasser au soleil sans se soucier du sort des populations des pays que l'on visite[5].

 

 

Un voyage solidaire avec Double Sens

Depuis dix ans, nous avons pris des engagements qui répondent à nos valeurs. A chaque fois qu’voyageur part avec nous, nous versons cinquante euros à un projet solidaire dans l’une de nos 7 destinations. Par ailleurs, dans le cadre des voyages en mission, nos voyageurs participent à un projet précis, répondant aux besoins des habitants des lieux visités. Par exemple, nos voyageurs prêtent main forte aux cambodgiens en participant à la construction d’étables pour le bétail, ils peuvent participer à des missions d’alphabétisation dans nos pôles d’intervention au Bénin et au Burkina Faso… Toujours en privilégiant les rencontres, l’échange et le partage[6].

Enfin, nous veillons à ce que les retombées économiques des voyages soient réparties selon les principes du commerce équitable[7].   

« Magnifiques voyages, magnifiques rencontres sans filtre et sincères ! La gentillesse des béninois est formidable, le cœur et l’intérêt de ce voyage (super en famille) rendent toutes ces rencontres pleines de sens. Nous avons découvert un pays, une culture, mais surtout des gens ! Quand on nous demande « Mais c’était un voyage humanitaire ? » Nous répondons « Non…Un voyage humain tout simplement ! ». Merci à tous ceux qui ont rendu ce séjour aussi agréable qu’enrichissant ! »

 Valérie, Lionel et leurs enfants (5, 8 et 11 ans) – Bénin / Décembre 2014



[1] Charte du tourisme durable signée à la conférence de Lanzarote en 1995, disponible sur : http://www.comite21.org/docs/economie/axes-de-travail/tourisme/charte-lanzarote.pdf

[2] Code mondial d’éthique du tourisme, adopté en 1999 par l’Assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme. Disponible sur : http://ethics.unwto.org/fr/content/le-code-mondial-d-ethique-du-tourisme

[3] « Partir en voyage humanitaire » : http://www.doublesens.fr/actualites/partir-en-voyage-humanitaire

[4] A ce propos, voir sur notre site l’article « Mission humanitaire et mission de solidarité : les différences » : http://www.doublesens.fr/actualites/mission-humanitaire-et-mission-de-solidarite-les-differences

[5] Alternatives Economiques n° 205 - juillet 2002, disponible sur : http://www.alternatives-economiques.fr/le-tourisme-durable_fr_art_160_17174.html

[6] Nos engagements : http://www.doublesens.fr/solidarite/nos-engagements

[7] Voir notre article « La quinzaine du commerce équitable », disponible sur : http://www.doublesens.fr/actualites/la-quinzaine-du-commerce-equitable

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