Le panama fabriqué par les femmes du village de San Juan à l'honneur !

Par le 24 avril 2014 dans news
Saviez-vous que ces chapeaux de paja toquilla étaient classés au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO?

En partant en Equateur, vous avez eu ou vous aurez probablement affaire au fameux Panama, chapeau traditionnel fabriqué à la main dans les régions de Cuenca et Montecristi. Mais saviez-vous que ces chapeaux de paja toquilla étaient, depuis 2012, classés au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO ?

L’anecdote historique du chapeau de paja toquilla

Le nom « panama » ne vous est pas inconnu, mais connaissez-vous l’histoire de ce mot ?
L’origine vient des premières importations de ces chapeaux en Europe. Ces derniers devaient obligatoirement passer par le canal de Panama (construit entre 1880 et 1914). Par conséquent, tout le monde imaginait qu’ils provenaient de Panama et non d’Equateur. Le nom « panama » est donc très récent puisque l’existence de ce chapeau est datée d’il y a plus de 4 000 ans avant Jésus Christ. L’histoire vous sera forcément expliquée si vous vous arrêtez dans l’une des boutiques traditionnelles, au plus grand plaisir des locaux.

Et si vous êtes français, sachez que les chapeaux de Roland Garros viennent d’une boutique située dans le centre historique de la ville de Cuenca. Un bon plan : n’hésitez pas à faire le vôtre sur mesure, avec le bandeau de tissu de la couleur de votre choix !

A San Juan, Double Sens soutient les femmes dans la fabrication des panamas!

Depuis 2012, Double Sens est présente en Equateur et plus précisément à San Juan (proche de Cuenca) pour soutenir la communauté de Bacpancel. Un partenariat a été établi avec une association d’artisanes qui fabriquent des chapeaux et autres objets en paja toquilla, une fibre végétale locale.

Afin de diversifier leur source de revenus, l’association s’est investie dans les circuits de tourisme communautaire. Les femmes de la communauté de Bacpancel vous accompagnent ainsi sur nos séjours en mission en vous préparant les repas et surtout en partageant avec vous leurs activités quotidiennes. Vous pourrez, de cette manière, vous investir dans la traite matinale des vaches, dans la tonte des moutons, et bien sûr tenter de tisser un panama.

Et si l’espagnol vous fait peur, pas d’inquiétude, le simple fait de partager des sourires, leurs quotidiens, et nos maladresses d’occidentaux (honnêtement, vous avez déjà tondu un mouton ?) les feront rires, et c’est ce qu’elles préfèrent. Notre engagement solidaire consiste à partager les retombées économiques des voyages solidaires avec la communauté d’accueil ainsi que de verser 50€ par voyageur pour le financement de micro-projets d’aide au développement. Nous vous invitons à découvrir les premiers projets financés dans l’article « San Juan : Bilan d’une année riche en développement ».

Les panamas d’Equateur classés par l’UNESCO

Conscients du travail de minutie et de l’histoire qui se cache derrière le panama, l’UNESCO a souhaité mettre en avant le travail de la paja toquilla, et surtout de garder cette tradition. Le tissage qui s’est amélioré au fil des générations est aujourd’hui considéré comme un art à part entière. Vendu jusqu’à 7000€ à l’étranger, le plus fin des panamas peut demander jusqu’à 6 mois de travail manuel.

Classer le tissage traditionnel du panama au patrimoine culturel de l’humanité c’est montrer l’importance des traditions ancestrales qui construisent aujourd’hui la culture équatorienne

Chapeau bas aux artisans !

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