Le « slow tourism », ou comment voyager au rythme local

Par le 04 août 2017 dans news
Avec le slow tourism, le voyageur concrétise l’idée d’un retour à l’essentiel, au vrai, à l’authentique. Cela passe par des moyens de transports plus respectueux de l’environnement ou des rencontres privilégiées avec les populations locales grâce au fait de s’arrêter plus longtemps dans les étapes du voyage. Une manière de s’immerger pleinement dans le rythme local.

 

« Ah, où sont-ils, les flâneurs d’antan ? Où sont-ils, ces héros fainéants des chansons populaires, ces vagabonds qui traînent d’un moulin à l’autre et dorment à la belle étoile ? »
- La lenteur, Milan Kundera

 

Qu’entend-on par « slow tourism » ?

Finies les courses effrénées après la moindre visite, le moindre monument, ou le marathon des plus belles plages du monde. Avec le  « slow tourism » l’heure est venue de se poser, de profiter, de prendre le temps, à l’image des « flâneurs d’antan » de Milan Kundera dans son roman La lenteur.

 Crédit photo © Double Sens - voyage participatif en Namibie

Ghislain Dubois, maitre de conférences et gérant du cabinet de conseil TEC rappelle que cette pratique appuie 3 principes fondamentaux : respect des cultures locales et de leurs spécificités, réduction de l’impact environnemental, et retour au plaisir. 3 piliers qui correspondent exactement aux valeurs défendues par les acteurs du tourisme durable.

 

 Crédit photo © Double Sens - voyage alternatif en Mongolie

Voyager doucement avec Double Sens

Dans le cadre de nos voyages, nous privilégions ainsi le retour à un rythme plus en phase avec le cadre local. En Mongolie, vous vivez au rythme des familles nomades en partageant leur quotidien durant 4 jours au campement. L’occasion de se laisser porter par un nouveau rapport au temps : emmener le bétail aux pâturages, randonner dans les montagnes, observer les chevaux dans les plaines… A Madagascar, vous vivez l’expérience d’une excursion de 2 jours en pirogue le long de la rivière Tsiribihina. On observe les lémuriens, la vie locale dans les villages des pêcheurs, on prend le temps de s’arrêter dans les gorges, cascades et autres merveilles du paysage environnant. Au Nord du Pérou, cap sur le village paisible de Lobitos, où le temps s’arrête pendant une semaine pour réaliser une action solidaire. Une semaine, c’est le temps idéal pour ralentir l’ensemble de son rythme, profiter de la douceur de vivre de cette région qui borde l’Océan Pacifique en vivant chez l’habitant, au rythme de la pêche et du surf…

 Crédit photo © Double Sens - Lobitos, Pérou

Quelle valeur ajoutée pour votre voyage ?

Voyager plus lentement permet d’engager des rencontres. Au Cambodge, les vélos mis à disposition sur l’île de Kho Phdao permettent aux voyageurs de se déplacer dans la communauté, de rencontrer les familles, de les accompagner dans leurs activités quotidiennes. Au Bénin, on marche à pied de village en village à la rencontre des habitants et on en profite parfois pour dormir à la belle étoile, au rythme du soleil.

 Au Vietnam, le voyage en train de nuit pour rejoindre Hué, ancienne cité impériale au centre du pays, permet de profiter de la beauté des paysages aux lueurs du matin et d’éviter de prendre l’avion, beaucoup plus polluant !

 Crédit photo © Double Sens - Voyage participatif au Cambodge

Avec le slow tourism, le voyageur concrétise l’idée d’un retour à l’essentiel, au vrai, à l’authentique. Cela passe par des moyens de transports plus respectueux de l’environnement ou des rencontres privilégiées avec les populations locales grâce au fait de s’arrêter plus longtemps dans les étapes du voyage. Une manière de s’immerger pleinement dans le rythme local. 

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