L'art au Cambodge

Par le 18 février 2016 dans news
Au Cambodge, certains arts sont « privilégiés », la sculpture et la danse. On les retrouve de façon omniprésente sur les murs des temples : les sculptures des  Asparas - danseuses célestes - le montrent.

Au Cambodge, certains arts sont « privilégiés », la sculpture et la danse. On les retrouve de façon omniprésente sur les murs des temples : les sculptures des  Apsaras - danseuses célestes - le montrent. Lors de vos excursions, Double Sens vous emmène voir et vivre l'art dans ce pays du sud-est asiatique.

Auteure de l'article : Mathilde Bertrand *

 

L’art de la danse : le Ballet du Cambodge

Sous l'empire Khmer,  la quasi-totalité des artistes cessèrent leurs activités entraînant ainsi la disparition des arts. Parmi les différentes formes d'art existait le Ballet du Cambodge. La danseuse et fille aînée du roi Sihanouk, Bopha Devi, fit renaître le ballet cambodgien tant apprécié autrefois. Celui-ci est, encore aujourd'hui, conforme aux anciens ballets qui se déroulaient à la cour  de Phnom Penh ou celle d'Angkor : les danses restent des rites sacrés dans lesquels les danseuses reproduisent les mouvements du Grand Naga, Créateur du Cambodge. Leurs costumes brodés d'or demeurent cousus sur elles avant chaque représentation pour leur permettre de se glisser dans la peau de leur personnage plus facilement. Le Ballet du Cambodge se déroule essentiellement à Phnom Penh, capitale actuelle du Cambodge, et à l'étranger.

L’art de la musique et les instruments traditionnels

La musique rythme les cérémonies cambodgiennes, fêtes ou rites à l'aide d'instruments traditionnels tel que des xylophones en bois [raneak], des hautbois stridents [skralaï],  des guitares khmères [chapaïs] ou des percussions [skar areak].

L’art de la peinture

Pendant la guerre civile cambodgienne de 1970, la peinture murale disparut en très grande partie. Or lors de sa participation à la sauvegarde des monuments d'Angkor, l'architecte Guy Nafilyan prit des photographies en couleur des fresques restantes et lisibles. Ces peintures dateraient du XVème ou XVIème siècle et pourraient s'apparenter à nos bandes-dessinées actuelles car toutes les scènes représentées se déroulent simultanément, sans ordre chronologique. Mais elles s’organisent autour d'un personnage ou d'un lieu principal.

Pour les occidentaux, ces peintures peuvent paraître illogiques - l'ordre de lecture n'étant pas linéaire - mais les cambodgiens ou khmers, quant à eux, peuvent les lire et même les comprendre : elles leur rappellent leurs scènes de vie en société.

Ces peintures ont un double objectif : décorer les temples et lieux sacrés mais aussi rappeler les règles à suivre  dans la vie quotidienne des khmers...   

Mathilde, élève de 3ème au Lycée La Tour (75016), a réalisé une semaine de stage d'observation au sein de notre équipe. Très intéressée par les cultures d'Asie et passionnée d'art, elle a rédigé cet article dans le cadre de son stage avec Double Sens.

 

    Le Cambodge en mission et en immersion !  

 

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